Le champignon du palmier (Gliocladium vermoeseni)

Le gliocladium vermoeseni est un champignon qui est à l’origine d’une pourriture rose qui touche un grand nombre d’espèces de palmier.

Description

Ce champignon, habituellement présent sur les tissus morts où il vit en saprophyte, a besoin d’une blessure (causée par la taille, le gel, des rongeurs, des oiseaux…) pour pénétrer dans les tissus sains. Sa présence se manifeste par des moisissures pulvérulentes et de couleur rose.

Un état de faiblesse des palmiers, transitoire ou durable, causé par une taille sévère, un manque de fertilisation, le froid, ou encore une asphyxie racinaire, favorise son installation et son développement. La pluviométrie est un facteur déterminant de ce développement. L’intensité des pluies au printemps, et surtout en automne, lui est en effet favorable.

Les symptômes

Comme dit précédemment, sa présence peut être en premier lieu détectée grâce à ses fructifications importantes sous forme de moisissures roses et pulvérulentes (poudreuses), très visibles à la base des palmes.

Mais les symptômes de la maladie peuvent être très variables.

 

Lorsque les palmes matures sont touchées, on observe leur jaunissement puis leur dessèchement. Ces palmes s’affaissent le long du stipe.

 

Ses symptômes se répandent rapidement aux palmes du cœur, qui s’atrophient, se déforment et finissent par jaunir et se dessécher.

Le palmier peut se rétablir au bout de plusieurs années, mais dans la plupart des cas, la maladie finit par atteindre son cœur. Il est alors condamné à mourir.

Les moyens de lutte

Le traitement curatif consiste à pulvériser abondamment un fongicide, jusqu’à observer son ruissellement, pour s’assurer que le cœur du palmier a bien été mouillé.

Ce traitement curatif n’est possible qu’aux premiers stades de la maladie.

Il doit éventuellement être répété deux semaines plus tard.

La meilleure protection du palmier reste la lutte préventive, appelée prophylaxie.

Elle consiste à ne planter les palmiers que sur des sites aux conditions climatiques et environnementales qui correspondent à leurs besoins. La taille ne doit être réalisée que lorsque nécessaire et doit rester raisonnable (chaque palme constitue en effet une quantité importante de réserves nutritives). Et elle doit être réalisée en période estivale, lorsque la température dépasse 30 °C, période pendante laquelle l’activité du champignon est quasi nulle.